On me dit de ne plus rêver
C’était hier, tu es parti sans plus rien me dire
Et les jours et les nuits sombrent dans l’oubli.
Tu n’as sur les lèvres que les mots du silence.
Le vent du large ne croise plus la cime des mers
Et ta rivière bleue s’est perdue dans mes larmes.
Il n’y a plus qu’un rideau d’écumes blanches
On me dit de t’oublier, de ne plus rêver à toi
Que tes mots n’étaient que purs mensonges
Que ce vent ne pouvait aimer nulle âme sœur.
Que sans toi le ciel éclairerait mes bonheurs
Et que des royaumes de lune, renaîtrait un amour.
On me dit tant de mot, de promesse et de chose.
Oh c’est ce qu’ils disent, ils ne comprennent pas
Vois, l’automne dernier gravi encore les marches
Des palais d’hiver, des printemps et de l’été.
Rien n’a changé dans la ronde des saisons
Je plonge encore dans le flot des souvenirs
Avec le cœur habillé de tes nuits d’automne.
J’attends encore le crépuscule de tes yeux
Et les accords de ta voix grave me dire :
Je suis le vent et toi la mer, ma douce rêverie.
©Janedeau