Les feuillets de l’absence
Le temps se promène au gré des jours et des nuits
Avec l’ombre des pages de notre amour effacées.
Vois, pendant des heures, j’ai cherché l’écho de ta voix
Je t’ai cherché dans les prés des automnes endormis.
J’ai effeuillé les feuillets de l’absence pour te retrouver
Mais le temps maussade m’a laissée vide et sans joie.
Une épine au cœur me transperce, mon sang se déverse
Ma rivière bleue se tarie dans le méandre des ruisseaux
Qui cachent les chemins de ton cœur et l’ombre de tes silences.
Je crie vert toi mais tu ne m’entends pas ô vent qui dispersent
Dans l’aube au crépuscule, la noirceur de mes larmes et mes mots
Je n’ai que pour t’aimer que la blancheur des feuillets de l’absence
©Janedeau