Dans les couloirs de l’ombre
Dans les couloirs de l’ombre, se mire ton image
Qui n’est désormais que rêve mort et désillusion.
Je pensais vraiment que naîtrait de ce doux mirage
Nos deux âmes ressuscitées dans une même union.
Voilà que revient l’automne dans ses jours sombres
Et que s’achève l’été dans le flot de ses heures bleues.
Seule, je suis encore assise au bord de la pénombre
À attendre l’ombre de mon coeur se défaire de ses nœuds.
Mon cœur s’est brisé avec le recul de l’automne
Qui s’est imprégné à l’hiver, le printemps et l’été.
Le soleil fuyant mes yeux pose des airs monotones
Qui ressemblent à la froidure de l’année passée.
Je ne comprends pas les pages blanches de ton absence
Qui est comme l’effroi de mes nuits sans sommeil.
Dans mon journal, j’essaie de comprendre tes silences
Et garder au petit matin le souvenir de tes réveils.
Mais voilà que dans les couloirs de l’ombre, coulent
Et s‘écoulent mes larmes dans l’abime de ta rivière bleue.
Je ne suis qu’une vague perdue sous tes pieds, que tu foules
Et tu n’es que le vent fuyant le désir de mes jours heureux.
Dans mon cœur, la mort écrit en grosse lettre, son nom
Même quand je prends les sentiers des chemins de l’oublie
Elle me nargue et me défie de revoir dans ma tête ton horizon.
Tout s’efface avec les rêves de désespoir de mes nuits.
©Janedeau