*
Encore un ancien écrit
publié déjà dans l'un de mes recueils
Donc toute reproduction est interdite
.
Comme j’ai envie de t’aimer
Le jour vient de s’éteindre, et les bougies du dehors m’éclairent encore un peu. Assise à ma fenêtre, j’aperçois d’entre les persiennes à demi-ouvert, la lune de mes rêves bercée par les vagues bleues. Comme j’aime l’air de ses nocturnes qui fredonnent doucement sur l’eau ses notes faites pour aimer.
Et les yeux dans l’eau, je me perds en ta mémoire, d’en ce sentier des songes où tu me conduis. Ce dédale de tes cent mille ruelles m’emporte en tes milliers de chemins où je ne sais que m’embrumer encore plus en l’embrun de ton ombre.
Comme j’aime ta nuit perdue sous l’ivresse de la raison, voir tes sourires qui font naître en mes yeux toutes ses étoiles interdites, comme ces bateaux ivres voguant sur l’onde de nos cœurs qui divaguent. Nul chant n’est plus beau que cet accord du frisson jouant sous mes doigts nos vagues d’émoi.
Comme j’aime ta voix ensorcelée de l’écho, du murmure de ces fontaines où je puise indéniablement l’ivresse de tes désirs. Tes baisers tu sais, sont comme un éboulis de tendresse, la floraison de mes troublantes extases après tes millions d’orages. Et d’en ces averses de pluie battante, je ne sais que venir habiter en ton étoile et m’exiler dans la profondeur de ton grand lit de rivière.
Comme j’aime quand sur tes épaules, l’aube s’endort et que le soleil paré d’en ses brumes matinales dentelle nos longues chevauchées d’ivresse. Nul frisson n’est plus doux que cette sublime envolée de baisers qui me grise en tes douces errances du cœur.
J’aime entrer au port de tes bras, goutté à l’ivresse de cette douce rade m’emportant au bout de tes nues. D’y voir naître en tes yeux, ces millions d’étoile qui font des vagues.
©Janedeau